mardi 12 novembre 2013
lundi 11 novembre 2013
A lire
L'art des ostraca en Egypte ancienne
Morceaux choisis
Auteur:
Delvaux Luc & Pierlot Amandine La collection égyptienne des Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles conserve de nombreux ostraca illustrés du Nouvel Empire (vers 1580-1100 avant notre ère). Il s’agit d’éclats de calcaire ou de poterie, sur lesquels les artistes chargés de décorer les tombes de la Vallée des Rois ont réalisé quantité de petits chefs-d’oeuvre, souvent d’une intense créativité. L’art des ostraca illustre admirablement le sens de l’observation, l’humour et l’imaginaire des dessinateurs de l’Égypte ancienne. Il démontre comment ceux-ci
ont pu s’émanciper des conventions qui les guidaient habituellement, et créer avec une spontanéité et une liberté surprenantes. Pour la première fois, un ouvrage est consacré à cette collection importante et méconnue, dont les qualités graphiques et picturales ont été mises en évidence par des restaurations récentes.
Prix : € 24,95
mercredi 11 septembre 2013
Le culte des animaux.
Dès la préhistoire, la plupart des animaux vivant dans l'Égypte antique furent sacralisés et idolâtrés. Ils étaient considérés comme des incarnations vivantes de principes divins et furent associés à des divinités.
On peut distinguer deux types de dévotion autour des animaux : le culte des Uniques et celui des Multiples :
Les Uniques : certains animaux étaient, en effet, un équivalent des statues de culte, réceptacles terriens de la divinité. Après sa mort naturelle, l'animal était momifié et inhumé avec les honneurs. Pour reconnaître l’animal élu on se référait à des critères physiologiques précis (couleur du pelage, certaines taches précisément disposées sur le corps…).
Les Multiples : les animaux momifiés en « masse » est un phénomène qui se développe surtout pendant les époques tardives. Les temples élèvent dans leurs enceintes des centaines d'animaux qui sont destinés à être offerts par des particuliers en « ex-voto » auprès de la divinité, entraînant le développement d'immenses catacombes animalières. Les études pratiquées sur ces momies démontrent que les animaux pouvaient être abattus (on a par exemple découvert des momies de chats qui étaient en fait remplies de plusieurs chatons) . Ce véritable commerce, sans doute très rentable pour les temples, a d'ailleurs entraîné des abus et on a des attestations de procès contre des prêtres qui avaient vendu de fausses momies.
Pour les voyageurs de l’Antiquité, l’Égypte est une source inépuisable d’exotisme, le culte des animaux en fait partie. Déjà Hérodote, vers 420 avant J-C note :
" La loi leur ordonne de nourrir les bêtes,(…)/ et parmi eux,il y a un certain nombre de personnes destinées à prendre soin de chaque espèce en particulier. (…) si l’on tue un de ses animaux on est puni de mort (..)Quand meurt un chien on se rase la tête et le corps ( ..)
On porte dans les maisons sacrées les chats qui meurent ; et après les avoir embaumés, on les enterre à Bubastis »
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Chat momifié. |
Mais Hérodote n’est pas le seul à s’être étonné de cette pratique. Diodore de Sicile contemporain de Jules César note que, même en cas de famine, il est arrivé aux Égyptiens de se manger entre eux plutôt que de consommer des animaux. Cela dit, dans le cas de Diodore il faut prendre cette information avec réserve. En effet, plus crédule qu’Hérodote, il croit sur parole les Égyptiens qui lui disent que les rats naissent spontanément du limon du Nil !
Strabon 50 ans après Diodore, s’intéresse aussi au culte des animaux :
« Le crocodile sacré est nourri dans un lac à part, sa nourriture consiste en pain, en viande, en vin que lui apporte chacun des visiteurs étrangers. »
De nos jours, certains historiens partisans des théories de Cheikh Anta Diop sur l’origine noire de l’Égypte antique voient dans le culte des animaux un totémisme qui appuie les dires de cheikh Anta Diop :
« L’explication de l’origine d’une civilisation africaine n’est logique et acceptable, n’est sérieuse, objective et scientifique, que si l’on aboutit, par un biais quelconque, à ce Blanc mythique dont on ne se soucie point de justifier l’arrivée et l’installation dans ces régions. »
Néanmoins cette idée est loin d’être validée par la communauté scientifique d’aujourd’hui, mais elle suscite un débat enflammé.
lundi 9 septembre 2013
jeudi 23 mai 2013
dimanche 28 avril 2013
dimanche 21 avril 2013
Pourquoi Kemet ?
Les Égyptiens de l'Antiquité donnaient parfois à leur pays le nom de Kemet ou Kêmi.
en référence à la bande de terre rendue fertile par le limon noir déposé par la crue annuelle du Nil
Néanmoins pour les les auteurs afro centristes racialistes Kemet est « le Pays des Noirs ».
Plus rigolo on le retrouve également dans le nom du mouvement ésotérique kémetiste, qui se fonde sur les croyances de l'Égypte antique.
Le kémitisme ou encore khémitisme est un ensemble de
croyances et de pratiques qui trouvent leur origines aux États-Unis dans
les années 1970 et qui s'inspirent librement de la religion égyptienne.
en référence à la bande de terre rendue fertile par le limon noir déposé par la crue annuelle du Nil
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Le signe "Kemet"Obélisque de la Place de la Concorde, Paris. |
Plus rigolo on le retrouve également dans le nom du mouvement ésotérique kémetiste, qui se fonde sur les croyances de l'Égypte antique.
Autel consacré à Thot d'un pratiquant kémite tchèque. |
mardi 16 avril 2013
Un peu d'histoire
Contexte historique de Kemet
L' Égypte est sous
domination perse.
Cambyse rentre en Égypte et met fin à la dynastie saïte, transformant
l’Égypte en satrapie il se fait couronner roi de Haute et Basse Égypte par le
clergé de Saïs, formant une nouvelle dynastie, la XXVIIe. Selon les Grecs,
cette prise de pouvoir fut loin d’être pacifique, et ils eurent tôt fait de la
décrire comme un roi tyrannique et cruel , qui aurait détruit des temples et
des statues divines, massacré la noblesse égyptienne et perse, fait tué le
taureau Apis, etc.. Tout ceci est à nuancer : d’abord parce que les
destructions n’ont pas été systématiques, ensuite parce que la momie du taureau
Apis du règne de Cambyse a bien bénéficié de funérailles en règles et de toutes
les attentions traditionnelles qu’on lui porte. Cette vision négative des
perses est sûrement due à la propagande antiperse menée par les grecs.
Cyrus II le Grand
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559-530
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Cambyse II
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530-522
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Smerdis
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522
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Darius I le Grand
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522-486
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Xerxès I
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486-465
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Artaxerxès I
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465-424
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Xerxès II
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424-423
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Sogdianus
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423
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Darius II ( Kemet)
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423-405
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Memnon (Artaxerxès
II)
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405-359
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Ochus (Artaxerxès
III)
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359-338
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Arsès (Artaxerxès
IV)
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338-336
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Darius III
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336-331
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samedi 13 avril 2013
Un peu de documentation
"Contes de l Égypte anciennes de pierre grandet au Éditions Khéops."
Les Contes de l'Égypte ancienne rassemblent la traduction la plus récente de l'essentiel des textes littéraires égyptiens de l'époque pharaonique. D'inspiration tantôt populaire et fantastique, tantôt historique ou mythologique, ces textes éblouissants comptent parmi les premiers chefs d'œuvre de la littérature.
Pierre Grandet, Docteur en égyptologie de l'Université de Paris IV-Sorbonne. Enseigne la langue et la civilisation égyptienne à l'Institut supérieur Khéops à Paris, et à l'Université catholique de l'Ouest à Angers.
A l’image du Nil, la
civilisation égyptienne semble traverser le temps en gardant une unité et un
calme que même les invasions n’ont su perturber.
Et pourtant l’Egypte c’est 40 siècles d’Histoire (et d’histoires)
sur une longue bande de terre cultivable de plus de 1000 kilomètres. Les égyptologues distinguent plusieurs périodes composées elles
mêmes de plusieurs dynasties.
Il y a pêle-mêle des périodes intermédiaires, un ancien, un moyen et un nouvel empire des dynasties
saïtes, libyennes, thébaines, tanites et même une dynastie ne comprenant qu’un seul pharaon, du
nom d’Amyrtée, et qui ne dura que 4 ans…
Bref, en se penchant un petit peu sur la question on voit
que, sous son apparence de long fleuve tranquille, l’Egypte Antique regorge
d’eau profonde et de courants sous-marins dans lesquels beaucoup de grands
hommes ont laissé leur peau.
Kemet est une série de petites bande dessinées en plusieurs épisodes qui se passe sous le règne de Darius II ( 424-405 avant J C)
Kemet est une série de petites bande dessinées en plusieurs épisodes qui se passe sous le règne de Darius II ( 424-405 avant J C)
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